jeudi, mai 6, 2021
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    Upcycling : les startups de la seconde chance.

    Upcycling : retour sur les startups engagées pour la protection de la planète. Comment détourner l’utilité première d’un objet pour lui donner une seconde vie originale ? Vous allez être surpris !

    L’upcycling, une tendance qui existe depuis toujours. 

    L’upcycling existe depuis toujours, mais n’est pas forcément revendiquée.

    Au XVIIIème siècle, les vêtements de la reine Marie-Antoinette d’Autriche restés au placard étaient données et réinterprétés. En 1980, Jean-Paul Gaultier affichait une robe faite en sacs-poubelle. En 2010, Hermès lança Petit h, un atelier qui transformait les chutes de cuir, de soie et d’accessoires. Plus récemment, la jeune designer Marine Serre affirmait créer des modèles à partir de pièces recyclées, ou plutôt upcyclées. Elle a notamment transformé des ballons de gymnastique en sacs à main.

    Des entrepreneurs se sont aussi essayés à l’upcycling de décoration, de mobilier et même alimentaire. Le prix de leurs créations est généralement élevé, parfois même au-dessus de celui d’une pièce neuve. La production requiert énormément de temps ; que ce soit pour dénicher les pièces, les trier et les retravailler (à la main la plupart du temps). Il faut aussi embaucher un personnel qualifié ce qui a un coût important.

    Mais les adeptes, ou “consom’acteurs” de l’upcycling acceptent de payer le prix de ces produits bénéficiant d’une seconde vie. 

    « C’est un marché de niche mais émergent. L’upcycling est devenu un sujet majeur ces dernières années. Si vous assistez à une conférence sur la mode éthique par exemple, la question sera forcément abordée. », évoque Frédéric Godart, sociologue et chercheur français.

    Upcycling ceintures recyclées pneu la vie est belt

    Des pneus de vélo devenus ceintures et des draps maintenant caleçons : La Vie est Belt. 

    L’idée nous vient d’Hubert Motte, 27 ans : « Ils sont normalement incinérés. Je trouvais cela dommage de ne pas s’en resservir car ils sont encore très solides et ont des propriétés élastiques intéressantes », explique-t-il. 

    En 2017, il donne naissance à “ La Vie est Belt ”, suite à ses études d’ingénieur. Cette même année, il termine finaliste du concours de la Fabrique Aviva récompensant les meilleures idées entrepreneuriales, innovantes et surtout utiles. Hubert Motte est alors récompensé et empoche la somme de 10.000 euros.

    Aujourd’hui, l’entreprise transforme des pneus de vélos, voitures, mais aussi des lances à incendie de pompiers en ceintures. Elle trouve ces matériaux dans des ateliers, des déchèteries mais aussi des magasins Décathlon ayant ouvert des points de collecte. 

    Ce sont alors plus de 30.000 ceintures vendues. Le prix variant entre 35 et 55 euros. L’entreprise fait aussi des caleçons confectionnées à Roubaix au sein d’un atelier de réinsertion. Ils utilisent du linge de lit de seconde main. Ainsi ce sont plus de 5.000 caleçons vendus. Le prix varie entre 29 et 39 euros. 

    La vie est Belt, c’est aussi 10 181 kg de caoutchouc ainsi que 1738 kg de coton revalorisés.

    Aujourd’hui, la start-up est constituée d’une équipe de quatre personnes. La confection est elle effectuée par des personnes en situation de handicap, dans la ville de Tourcoing. 

    upcycling cracker résurrection

    Des biscuits apéritifs à base de résidus de malt et de pommes : Résurrection.

    Fondée par Marie Kerouedan et Nathalie Golliet en 2018, la start-up fabrique des crackers à base de produits végétaux réutilisés. En 2019, Résurrection fait une levée de fonds de 850.000 euros, ce qui lui permet de poursuivre son développement.

    A présent, la start-up travaille en collaboration avec cinq brasseries, une cidrerie et deux producteurs de tofu et lait végétal. Ces producteurs proviennent uniquement du Sud-Ouest et de Bretagne. La marque propose une douzaine de références certifiées bio et distribuées dans plus de 400 points de vente. Ainsi, Biocoop, Naturalia et So.bio en proposent au sein de leur magasin. La production réalise entre 1,5 et 2 tonnes par mois à un prix variant entre 3,50 et 4,50 euros pour un paquet de 100 grammes de crackers.

    Upcycling la tête dans les nuages poufs trois modèles

    Des poufs réalisés à partir de montgolfières ou de bâches publicitaires : La tête dans les nuages

    Après un stage chez Phenix, une entreprise de lutte contre le gaspillage alimentaire, le fondateur de cette start-up Louis Lefevre s’aperçoit que beaucoup de clients cherchent des filières valorisant le polystyrène. L’idée naît alors. Et s’il se servait du polystyrène d’emballage pour l’insérer dans des poufs ? Bingo.

    Dans le même temps, le jeune entrepreneur de 29 ans s’essaye à la transformation de montgolfières dont les toiles ne répondent plus aux exigences d’étanchéité.  Belles et colorées, ces montgolfières sont encore résistantes, c’est parfait ! La tête dans les nuages réutilise aussi des bâches publicitaires, servant rarement plus de quelques mois. 

    C’est notamment grâce à une campagne de crowdfunding de 40.000 euros effectuée en 2017 que la start-up est parvenue à donner vie à ce projet. 

    Depuis son lancement, ce sont quelque 2.500 poufs géants à mémoire de forme qui ont été vendus. Leur prix varie entre 160 et 245 euros l’unité. La start-up compte sept collaborateurs et souhaite par la suite s’essayer à un canapé upcyclé formé à partir de textile automobile de fin de série.

    A lire aussi : Comment lever des fonds lorsque l’on crée une start-up ?

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